Au duo habituel se greffe un troisième membre aux claviers et aux percussions électroniques qui déclencheront des séquences d’éclairages. C’est donc en trio qu’ils viennent présenter les pièces de leur plus récent album Fais-moi rêver sorti en octobre 2024.
Après avoir joué aux Francofolies de Montréal cet été, le groupe a repris la route depuis l’automne avec ce spectacle un peu plus intime. Le dispositif lumineux avec des bandes DEL qui réagissent à la musique, conçu par François Lévesque, illumine les yeux de David Bussières, le guitariste et l’hémisphère droit d’Alfa Rococo. « On a un concept d’éclairage un peu interactif avec la musique, on est vraiment content de ce spectacle-là », partage-t-il d’emblée.
Les collaborations
Alors qu’ils étaient en période de création lorsque la pandémie est arrivée, le couple s’est retrouvé isolé avec deux jeunes enfants. La conciliation n’a pas été facile et c’est par la collaboration que l’inspiration est revenue. « On est rentré en studio avec D R M S et on est sorti à la fin de la journée avec une toune, ça nous a redonné de l’énergie pour composer le reste de l’album », se confie David à propos de la première pièce de l’album : Le feu en moi.
D’autres collaborations ont donné corps à Fais-moi rêver dont Alexandre Désliets et Mathieu Lippé ont aidé à écrire des textes, puis le retour de Imposs avec qui ils ont l’habitude de collaborer. « Des fois, c’est dur de s’automotiver, mais quand il y a quelqu’un qui arrive et qui vient, ça t’amène ailleurs. On avait envie de ça. » D’autres musiciens de renom ont aussi été de passage comme François Lafontaine, Laurence Nerbonne, Steeven Chouinard ou Maxime Bellavance.
Les défis de l’autoproduction
Mais la collaboration amène aussi son lot de charge. La création coûte cher et les tournées aussi. C’est pourquoi le duo s’est fait trio pour cette tournée intime avec une rentrée montréalaise le 10 avril avant de se remettre en mode festival pour l’été. « Par les temps qui courent en musique, il faut essayer de rapetisser un peu les effectifs, mais on n’avait pas envie de sacrifier l’énergie, le côté plus festif. Avec le trio, ce qu’on fait, ça reste très rythmé », nous assure David à propos des défis de production dans l’industrie.
D’ailleurs, David ne trouve pas toujours facile l’autoproduction. « Faire les contrats, payer les musiciens, faire des devis techniques quand on va faire des shows, faire sa promo sur les réseaux sociaux, c’est épuisant! Mais tu sais, il faut le faire. » Il constate aussi que les artistes sont de plus en plus polyvalents pour tirer leur épingle du jeu.
Conseils pour la relève
« Il faut persévérer, tout faire pour que ça se passe, il n’y a personne qui connaît et qui croit en ton projet autant que toi-même, il faut savoir bien s’entourer et nourrir son feu sacré », partage-t-il avec générosité et sagesse.
Pour un spectacle dansant et touchant, les membres d’Alfa Rococo promettent d’en mettre plein la vue et plein les oreilles à la Petite Église le 21 février à 20h. Voici comment David décrit le spectacle : « Il y a des nuances, il y a des sections plus intimistes et des sections vraiment party, et un humanisme dans nos paroles, je pense que c’est un truc qui fait bien! »
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